L'association Hérésies

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Une randonnée pédestre et artistique en pleine nature
--- Association Hérésies ---
LE BUREAU



 

Président

Jean Baptiste GASCHARD
Ferme de Carrus
11220 MAYRONNES
Tél : 04 68 43 12 37


Trésorier

Andrès BLUME
34210 AZILLANET
Tél : 04 68 91 28 98

Secrétaire

Christian GLACE
12, chemin de la bastidole
31140 PECHBONNIEU
Tél : 05 61 09 88 09

glacri@club.fr



PROJET ARTISTIQUE


Sur un circuit d'art et de randonnée s'ouvrant sur le paysage immense des Hautes-Corbières, le Sentier Sculpturel de Mayronnes présente des sculptures contemporaines en pleine nature, entre vignes et garrigues, implantées dans le paysage et composant avec lui. Il fait lien entre création artistique et nature. L'art questionne l'humain, sa relation au monde et à la nature.

Le terme sculpture englobe ici toutes les formes actuelles de sculpture, installation, land-art… Tout  en donnant une préférence à la matière.

Le Sentier Sculpturel de Mayronnes ne s'adresse pas qu'à un public spécialiste en art contemporain, il s'adresse à tous.

Il est une aventure artistique et sociale, individuelle et collective qui repose sur des valeurs de respect, de tolérance et d'entraide.

Il veut présenter des œuvres et des démarches véritablement créatrices. Eclectique, il est ouvert à toutes formes de créations contemporaines de qualité. Il ne veut ni s'aligner ni se soumettre à aucune idéologie, aucune mode, aucun dogme artistique, commercial ou institutionnel. Il veut résister activement au nivellement des sensibilités et des pensées, aux conformismes anciens et nouveaux.

Le Sentier Sculpturel de Mayronnes fait le lien entre différentes sensibilités et différentes manières d'être au monde, urbaines et rurales. Il respecte son environnement social et culturel et en intègre les pratiques et les savoirs. Il est un espace de rencontres et d'échanges.


Précisions et développements du projet :

E xposer en pleine nature dans le vaste paysage reculé des Corbières exige une démarche artistique spécifique, différente de celle qui régit des lieux d'exposition plus conventionnels et fermés. Une sculpture dépend étroitement de son contexte, elle n'est pas un objet en soi et est toujours liée à l'espace environnant. Elle est perçue différemment selon le lieu où elle est. Une sculpture de plein-air n'est pas une sculpture d'intérieur.

L a nature est une réalité complexe, elle est comprise différemment selon les époques et les cultures et elle est surtout l'idée que l'on s'en fait. La nature et les paysages sont façonnés par l'homme et issus de civilisations rurales. Les paysages sont des supports esthétiques mais aussi des territoires sociaux, politiques et économiques chargés d'histoire.

L e paysage calcaire du sentier sculpturel, situé sur les communes de Mayronnes et de Caunette-en-Val, présente à la fois une diversité et une certaine homogénéité quand à ses caractéristiques topographiques, géologiques, végétales et agricoles. Le parcours grimpe sur les collines entre vignes et garrigues, plonge dans les vallées, suit les lignes de crêtes d'où les points de vue sur le massif des Corbières sont nombreux et exceptionnels. Il emprunte des sentiers et des pistes communales, passent entre des parcelles de vignes, des champs, des bois, traversent des garrigues, des ruisseaux… Le paysage est ouvert, immense. Les regards peuvent circuler sur de vastes pans de paysages et aller loin à l'horizon par-delà l'ondulation des lignes de crêtes et des sommets. Le vent est omniprésent et souvent très fort. Les œuvres et les corps se confrontent à l'infini du ciel, à l'infini des lignes, à l'infini du temps qui modèle le paysage.

Les sculptures ponctuent de manière linéaire le paysage et elles peuvent aussi s'inscrire dans des sites plus fermés: creux de collines, sous-bois, berges, talweg, terre-pleins…

L es interactions entre sculpture et paysage sont importantes et réciproques: une sculpture transforme notre perception de l'espace environnant et celui-ci influe sur notre perception de l'oeuvre. Une sculpture peut s'épanouir, s'amplifier ou bien au contraire être insignifiante, étouffée par la grandeur ou la puissance du paysage. Des sculptures petites peuvent paraître monumentales et des sculptures monumentales peuvent paraître petites. Quelles que soient leurs tailles les sculptures doivent être conçues en fonction de leurs implantations dans le paysage. Elles peuvent s'intégrer au paysage, signifier leur appartenance à la nature, y chercher des correspondances, une harmonie avec les éléments, la terre, l'air, le vent, les végétaux… Elles peuvent à contrario être intrusives, exprimer leur autonomie, leur étrangeté, contraster ou s'opposer au paysage.

Une sculpture se développe dans l'espace. Son rapport à l'espace, à l'architecture des lieux, est fondamental et lui donne sens. Le rapport peut être formel : une sculpture interroge et réorganise à partir d'elle les formes plastiques de l'espace environnant. Le rapport peut être aussi émotionnel en fonction de ce qu'elle représente et fait sentir. Le rapport peut être plus abstrait et conceptuel en fonction de ce que la sculpture veut dire ou des idées qu'elle veut faire passer.

Mais c'est le rapport à  la matière que le sentier sculpturel veut avant tout privilégier.

N ous voulons donner ici priorité aux sculptures dont la matière où les matériaux sont présents, visibles, constitutifs de l'œuvre. Face au tout conceptuel de l'art institutionnel, nous souhaitons soutenir avant tout la réalisation d'œuvres qui ne soient pas qu'idées ou concepts qui se substitueraient à l'œuvre d'art. Des sculptures faites de la main de l'homme qui transforme la matière, quels que soient les matériaux utilisés. Des sculptures qui ne donnent pas seulement à penser mais qui procure une émotion d'ordre esthétique, sensible.

Nous voulons que nos pratiques artistiques soient en lien direct avec la matière du monde et avec les éléments naturels. Que les œuvres relèvent de la sensibilité ou/et qu'elles privilégient l'intellect: nous souhaitons qu'elles s'ancrent dans le réel et dans le temps.

Les matériaux utilisés, plus ou moins fragiles ou résistants, diversement soumis à l'usure, la corrosion, la décomposition, l'éclatement, nous mettent directement en contact avec le temps. Le paysage lui-même (formation géologique, érosion, ravinement, chaos, végétation…) est modelé par le temps.

L e sentier sculpturel donne sa préférence aux œuvres où la matière s'impose, quels que soient le style et la manière de faire. Ce choix de l'éclectisme n'est pas sans poser la question de la cohérence du parcours de sculptures. Les sculptures ponctuent le parcours de manière linéaire sans qu'il y ait vraiment d'enchaînement ou de logique entre elles. Le parcours peut paraître hétérogène et le lien entre les œuvres aléatoire. Peut-on apprécier pleinement une œuvre quand elle est parmi d'autres œuvres de conception, sensibilité ou styles différents et qui parfois s'opposent ? L'ensemble du parcours ne nuit-il pas à la perception de chaque œuvre? C'est la problématique de toute exposition collective où bien souvent la confusion et le mélange des genres rebutent plus d'un sculpteur. Mais privilégier un style ou une manière de faire irait à l'encontre des objectifs de l'association "Hérésies" qui veut montrer la sculpture contemporaine dans toute sa diversité.

Et la cohérence du parcours n'est peut-être pas à chercher dans un choix esthétique qui engloberaient toutes les sculptures. Elle est plutôt dans la relation de chaque œuvre avec le paysage. C'est la visibilité ou la prééminence de la matière de chaque sculpture qui fait lien entre elles et qui fait lien avec la matière du paysage. C'est le paysage qui relie les œuvres. C'est la matière dans toute sa diversité qui donne cohérence au parcours.

D'autre part, sur une boucle de plus de cinq kilomètres où les visiteurs peuvent marcher à leur rythme,  chaque sculpture peut disposer d'un espace ou d'un site qui lui est propre et être perçue aussi isolément dans le paysage.

L e sentier sculpturel est un lieu expérimental pour regarder l'art autrement: il a la particularité d'être à la fois un lieu de randonnée et un lieu d'art. La perception des œuvres est intimement liée à la marche dans la nature. On découvre les œuvres en même temps que le paysage. L'émotion artistique se mêle à celle que procure le paysage. Pendant la marche le corps est plus attentif et réceptif. Le corps entier est mobilisé, tous les sens sont en éveil. On peut alors voir le monde avec plus d'acuité.


HISTORIQUE


En 1993 le sculpteur nantais Bozo, amoureux des Corbières, expose ses sculptures
à Mayronnes, créant ainsi le premier Sentier Sculpturel.

Devant l'enthousiasme des habitants et des visiteurs de l'exposition, il est décidé
de pérenniser l'événement et l'année suivante l'association Hérésies, du nom de la première sculpture de Bozo achetée par la commune de Mayronnes, est créée.

Elle se compose d'habitants de Mayronnes, de sculpteurs et de tous ceux qui,
au-delà de la région, veulent soutenir cette manifestation.
Depuis chaque année, d'avril à septembre,
des artistes de sensibilités et d'horizons divers, se confrontent à la
nature puissante des contreforts du massif de Lacamp et proposent aux visiteurs des oeuvres originales composant avec le paysage.

D'autres activités et diverses animations ont aussi été proposées :
ateliers d'écriture, danse, poésie, musique...

















JEAN-BA
N'être hêtre pour naître être



































ANDRES BLUME
Force du rien demandant forme













































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CHRISTIAN GLACE
Récolte